Pourquoi écrire (ou lire) sur l’eau ?

Pourquoi écrire (ou lire) sur l’eau ?

Tout d’abord, écrire (ou lire) sur l’eau, c’est faire une expérience troublante pour notre mental si prompt à la perfection. Pourquoi ? Il suffit de remarquer notre confusion quant à l’utilisation simple du mot « eau » dans notre quotidien. En effet, ce mot désigne à la fois un mélange aqueux (rivière, eaux de boissons, sueur, etc) et une molécule (H2O). Comme si nous sentions, instinctivement, une dysharmonie à séparer l'échelle macroscopique de l'échelle nanométrique. C’est à se demander s’il est intellectuellement concevable d'écrire sur le sujet de l’eau, voire même s’il est correct de nommer et/ou de catégoriser ce qui est de l’ordre de l’indicible. Après tout, nous sommes composés, selon les biologistes, à 99% d’eau, en nombre de molécule. N’y aurait-il pas une relation de cause à effet ? 



Il y a plusieurs raisons d’expliquer ce trouble. Une d’elle, selon moi, c’est que le fait d’écrire (ou lire) sur l’eau, amène l’individu à concentrer son attention sur la materia prima de son incarnation autrement dit la Vérité (ou la Quintessence). Pourquoi ? Car l’incarnation est ou n’est pas, il n’y a pas de demi-incarnation. C’est un fait immuable qu'aucune théorie savante ne peut remettre en cause. Tout comme le présent, puisque nous sommes à chaque seconde dans l’inconnu. L’eau par son mouvement permanent est intrinsèquement dans le présent. Étudier avec rigueur l’eau, oblige donc notre mental à réfléchir autrement et tout le temps jusqu’à se « cogner » à quelque chose de plus grand que lui (l’indicible). Une telle prise de conscience assèche la peur (de mourir) et permet à l’ordre existentiel originel de reprendre sa place dans le champs de conscience de l’individu. Nous appelons cela l’humilité.



Écrire (ou lire) sur l’eau, c’est engrammer une action vertueuse dans notre conscience dont il est difficile de prévoir l’enrichissement métaphysique qu’elle va réveiller dans celui ou celle qui initie une telle démarche. Pourquoi ? Car écrire sur le sujet de l’eau oblige le mental à poser un regard aimable sur ce qui unit tout le vivant puisque chaque organisme biologique est composé majoritairement d’eau. Le mental qui base son « existence » sur ce qu’il le différencie de l’autre, se retrouve bien bouleversé de tant similitude avec son environnement. Si le mental de celui qui écrit ou réfléchit sur le sujet de l’eau est honnête avec lui-même et que sa démarche est effectivement de comprendre le fonctionnement sous-jacent de la vie, alors il n’a pas d’autres choix que d’envisager sa vision du monde d’une toute autre manière où la hiérarchie existentiel entre les êtres n’existe pas, et il peut alors « voir » l’invisibilité de l’eau qui fédère le vivant dans un Tout indicible, la matrice.

Rodolphe Forget a co-écrit en 2015 l'eBook "L'eau qui nous relie" en vente sur Amazon.fr